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DE LA VILLE DE PARIS.
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403
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[i 564]
rente, pour ses urgens affaires, et vous prions n'y voulloir faillir.
"Faict au Bureau de lad. Ville, le xiiii' jour d'Avril mil \c lxim, après Pasques."
Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, tous vostres.
k Mess™, s'en allant à Paris le seigneur de Trote-inarlen-1-, qui a esté l'ung des principaux ministres de la paix (2', j'ay bien voullu vous, faire ce mot de lettre pour vous dire que vous ne faillez de l'aller
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visitter, et de luy faire present de dragées et aultres honnestez que vous avez acoustumé de faire à personnes que l'on veult carresser et honnorer, ainsi que je desire bien que led. sr Trolemarten le soit; priant Dieu, Messieurs, qu'il vous ayt en sa saincte garde. Escript à Troies, ce xiiii0 jour d'Avril mil cinq cens soixante quatre C'.n
Signé : CATHERINE. Et au dessoubz : Bourdin. .
FA au doz est escript : A Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris.
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DXCI11. — [Lettres du Roy et de la Royne'4.]
i4 avril i564. (II i785, fol. s48 v°.)
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"Tres chers et bien amez, pour ce que vous sçau-rez de Marcel, present porteur, avecq quelle despesche nous le renvoions à Paris, nous .nous remectons à luy de tout ce que nous vous en sçaurions escripre, et vous prierons seullement que vous vous emploie/., aultant qu'il veus sera possible et selon l'affection que vous avez au bien de nostre service, ad ce que nous soyons secouruz de la somme que nous entendons de la vente .et alienation des.soixante mil livres de rente, aussi promptement que la neces-sitté dc noz affaires le requiert. Led. Marcel vous
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dira les nouvelles de la paix qu'il a pleu a Dieu nous donner avecq les Anglois, qui vous, sera, comme nous nous asseurons, une bien agreable.nouvelle, de laquelle nous avons voullu vous faire part incontinant, comine ti ceulx que nous tenons au ranc de noz plus affectionnez et recommandez subjeetz et serviteurs. Donné à Troyes, le unziesme jour d'Avril mil v° soixante quatre."
Signé : CHARLES. Etau dessoubz : Bourdin. -. . ■
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W Nicolas Throckmorton, ambassadeur de ia reine Elisabeth, que Castelnau appelle dans ses Mémoires «ii ministre de division et un véritable espion, était prisonnier à Saint-Germain .depuis, la. prise du Havre et joua un grand rôle dans les négociations qui, amenèrent le traité deTroyes. (Voir dans M. de la Ferrière, Le xvi' siècle et les Valois, p. 169, le récit de l'entrevue avec la Reine Mere dans le jardin du couvent des Bons-Hommes.) Il prit congé de Catherine de Médicis, le i3 avril, et s'en retourna à Paris où il devait résider jusqu'à ce qu'un passeportofficiel lui eût été délivré pour rentrer en Angleterre; fe 23 avril, jour de la proclamation de la paix, I'Echevinage lui offrit, suivant la tradition, des confitures et desépices;le 27 avril, l'ambassadeur dîna chez M. de Gonnor, avec lequel il eut un dernier cntietieu, et reçut en présent une chaîne d'or du poids de i,4oo onces avant la remise de son passeport, le 9 mai, que Catherine de Médicis accompagna d'une lettre fort gracieuse. (Cf. l'étude de M. H. de la Ferrière sur le traité de Troyes, Revue des Questions historiques, année 1883, p. 74.)
(2' Les trois envoyés anglais chargés de négocier la paix étaient les ambassadeurs Throckmorton, Smith et l'agent Somers; dans une lettre du 1" avril 1564 à l'évêque de Rennes, Catherine de' Médicis lui mandait au sujet du premier de ces négociateurs: «Ledict Trockmorton, que j'avoys renvoyé à Sainct Germain, est arrivé, ce jourd'huy, pour, avec le sieur Smith, leur ambassadeur, parachever de négocier cest affaire.- Charles IX et la Reine firent connaître, le i3 avril, au mènie prélat "l'heureux succès que a pris la négociation de Ia paix d'entre nous et les Angloys»; on voit.par une dépêche analysée dans le recueil des Lettres de Catherine de Médicis que la conclusion de la paix fut un instant compromise, Catherine de Médicis ayant déclaré qu'elle n'enlendait donner que 120,000 couronnes au lieu des 200,000 exigées par la reine Elisabeth, pour la mise en liberté des otages détenus à Londres, comme garantie du traité de Cateau-Cambrésis; mais un pli cacheté contenant les dernières instructions de la reine d'Angleterre fut exhibé par l'agent Somers et permit de faire.cette humiliante concession. (Cf. H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. 11, p. 169, 171.) Le traité fut signé à Troyes, le 12 avril, par Throckmorton et Smith pour la reine d'Angleterre, par Jean de Morvilliers, évèque d'.Orléans, et Jacques Bourdin pour le roi de France. Le texte en a été imprimé par La Popelinière, t. I, p. 36g, et se trouve également dans Dumont, Corps diplomatique, t. X, part, i, p. 126. (Gf. l'étude de M. II. de la Ferrière dans la Revue des' Questions historiques, annéé 1883.)
(3). Une lettre conçue à peuprès dans les mémes termes fut envoyée, le méme jour, au maréchal de Montmorency; elle est reproduite, d'après une copie du.Biitish.Museum.,; dansle recueil des Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 173.
(i) Le texte de ces deux lettres n'est donne que par le registre H 1785.
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